« Ma grâce te suffit ». Le message du père Carrón aux participants au Pèlerinage Macerata-Lorette - Julián Carrón

« Ma grâce te suffit ».
Le message du père Carrón aux participants au Pèlerinage Macerata-Lorette

Julián Carrón Message

29/05/2015 - 37ème Pèlerinage Macerata-Lorette

Chers amis, le Christ est une présence si présente qu’il nous remplit de joie et nous permet de vivre dans n’importe quelle situation. C’est ce que nous témoignent chaque jour nos frères persécutés, en lesquels nous voyons s’accomplir les paroles que Jésus adressa à saint Paul :« “Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse.” (...) C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2Co 12,9-10). Nous sommes petits, conscients de nos limites, des trahisons quotidiennes et de la fragilité de toutes nos tentatives ; mais, plus que tout autre chose, nous sommes certains que le Père nous a choisis tels que nous sommes pour qu’il soit encore plus évident que cette force n’est que la Sienne.

Dans son amour infini envers notre vie, don Giussani nous rappelle que « sans la résurrection du Christ, il y a une seule alternative : le néant », mais aussi que « nous ne pensons jamais à cela. C’est pourquoi nous passons nos journées avec cette lâcheté, avec cette mesquinerie, avec cette étourderie, avec cette instinctivité obtuse, avec cette distraction répugnante dans laquelle le moi se disperse. » Ce n’est pas un reproche ; d’ailleurs, c’est encore don Giussani qui nous offre son aide :« Ne nous étonnons pas de découvrir que nous nous sommes distraits pendant quelques minutes, recommençons à faire attention dès que nous nous en apercevons. »

Rien n’est exclu de la victoire que la résurrection du Christ a introduite dans l’histoire : c’est pourquoi aucune limite, aucune peur ou incertitude, aucun mal, aucune méchanceté ne sont suffisamment puissants pour effacer cette Présence de notre regard. Que la supplication au Christ s’impose en chacun de nous, au moins le temps d’une nuit, pendant que nous marchons vers la maison de Marie. Qu’Il soit le centre de notre vie, qu’Il soutienne chacun de nos pas en nous faisant faire l’expérience de la libération, quel que soit le mal que nous portons en nous.
Si chacun reste simple de cœur, le chemin vous aidera à ne pas « pétrifier » la foi qui vous conduit à Lorette. En effet, chaque pas est comme une question répétée, surtout quand la fatigue se fait sentir : pourquoi cela vaut-il la peine de continuer ? C’est la question qui ressort de chaque fibre de notre être chaque fois que nous nous réveillons : pourquoi cela vaut-il la peine de continuer à vivre ?

Je vous souhaite de marcher en ayant dans les yeux et dans le cœur l’étreinte de la miséricorde du Christ qui nous rejoint à travers le pape François, qui nous remet constamment en route vers notre destinée, « et lorsque nous arrivons, Il était déjà en train de nous attendre ». Voilà pourquoi nous le suivons, pour que ce qui nous est arrivé en rencontrant Jésus nous appartienne de plus en plus.
C’est dans la gratitude pour le Seigneur vivant et présent que fleurit le don gratuit, si bien que chacun donnerait sa vie pour son frère, homme qui marche à ses côtés. Ceux qui cèdent à Son attrait et se laissent saisir par le Christ commencent à faire partie de ce peuple né de la résurrection, deviennent les témoins d’une manière surprenante de vivre les circonstances habituelles. Ils deviennent « les bras, les mains, les pieds, l’esprit et le cœur d’une Église “en sortie” » (pape François).


De nombreuses personnes cherchent un sens pour leur vie et elles ne le trouveront que si elles rencontrent des personnes envahies par le Christ, qui pour cette raison vivent mieux, sont heureuses et affrontent les urgences de la vie sans succomber sous le poids des difficultés. Que les gens puissent reconnaître, en nous rencontrant à l’école ou au travail, en vacances ou dans une chambre d’hôpital, que « l’Église est réellement un lieu émouvant d’humanité » (don Giussani), au point de désirer vivre ainsi.
Bon chemin, mes amis !


Père Julián Carrón

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